Il est possible de distinguer deux types d’alopécie : le premier type se caractérise par une diminution de la croissance des cheveux, mais il est possible de retrouver encore le follicule pileux. Le 2ème type se caractérise par une destruction du follicule pileux et la formation d’une cicatrice (on parle alors d’alopécie cicatricielle).
Afin de comprendre ces pathologies et leur traitement, il est important de se rappeler la durée du cycle pilaire. Les poils (et donc aussi les cheveux) ont 3 phases de croissances :
Une phase de croissance active qui dure de 2 à 5 ans, une phase d’inaction qui dure environs 3 semaines et une phase de renouvellement qui dure environ 3 mois.
Le cycle pilaire est ainsi divisé en 3 phases.
Avant de pratiquer un traitement, le praticien procèdera à une consultation afin de poser le bon diagnostic. Des carences nutritionnelles et un déséquilibre seront recherchés.
Le praticien prendra des photos qui seront envoyées à un laboratoire qui confirmera l’indication.
L’alopécie androgénique représente la forme la plus fréquente de perte de cheveux (95%).
Cette pathologie est déterminée par l’action de l’hormone masculine (testostérone) sur le bulbe pileux des cheveux. Une prédisposition génétique a été confirmée.
Cette hormone, va raccourcir le cycle pileux, le cheveu devient très fin et moins solide.
Le capital capillaire est épuisé plus rapidement et les sites du cuir chevelu concernés se dégarnissent de façon précoce.
Certaines études montrent que cette pathologie est probablement due à l’inactivation des cellules souches du follicule pileux.
En présence de bulbes, il sera possible de proposer des traitements visant à augmenter la densité capillaire.
Par contre en cas d’absence de bulbe pileux, la seule possibilité pour résoudre le problème sera la greffe.
Pour proposer des traitements permettant d’atteindre des résultats réalistes, la sélection du patient est très importante.
Pour les stades plus avancés, une greffe de cheveux sera plus adéquate. Néanmoins les traitements exposés dans cet article peuvent être proposé en traitement d’appui à la greffe. En effet, ceux-ci permettront d’augmenter le pourcentage de succès, le temps de repousse et de diminuer les suites.
L’augmentation de la densité capillaire est liée à la réponse des bulbes capillaires à différentes stimulations. Si le bulbe est absent, il ne pourra y avoir repousse de cheveux.
Il est conseillé de pratiquer la globalité des traitements et être assidu car les cheveux poussent lentement et il faut prévoir un entretien régulier.
Il s'agit d'une greffe de cellules souches administrée par mésothérapie d’où le nom de meso-greffe.
Les cellules souches sont prélevées dans le cuir chevelu du patient (biopsie de 2,5mm de diamètre arrière l’oreille), et réinjectées afin de régénérer et re-densifier les cheveux.
La présence d’autres cellules (fraction stromale) crée aussi un milieu favorable pour la survie des cellules souches.
Ce traitement trouve son indication principale dans le traitement de l’alopécie androgénique, Une seule séance est nécessaire. Elle peut être répétée une fois tous les 15-24 mois.
Pour commencer à voir les effets du traitement, il faudra attendre que les cheveux poussent, environ 3 mois.
Il s’agit d’un traitement qui utilise les facteurs de croissance prélevés à partir du plasma du patient et qui est réalisable au sein du cabinet (cf. Loi n°L.1221-8 et Loi n°L1211-8)
Il est possible de l’utiliser seulement en cas d’alopécie androgenique.
Le plasma contient des protéines (facteurs de croissance) qui promeuvent la vascularisation et la croissance des cheveux.
Il convient aussi pour soutenir et favoriser les effets de la meso-greffe ou de la greffe.
Il convient de pratiquer 3 séances à un mois de distance et 1 séance tous les 6 mois.
Cette technique a pour but de stimuler le cuir chevelu et par conséquent les cheveux. Elle consiste en des micro-injections de formulations revitalisantes constituées de vitamines, acide aminés, peptides, etc.
Il convient de pratiquer 1 séance toute les 2 semaines pendant 4-5 fois et répéter ce cycle au moins 2 fois par ans.
Il s’agit d’une technique de support. La chaleur transmise avec le laser stimule la prolifération des cellule souche, et améliore la vascularisation.
La LED est plutôt utilisée en synergie des autres traitements et permet de compléter la séance.